samedi 21 avril 2018

Bilan de 30 ans de procrastination

Ce matin je me suis levé avec la sévère impression de m'être pris un bon coup derrière la nuque.
Le radio réveil crie "Bonjour vous êtes sur France Inter et nous sommes le Samedi 21 avril. Il est 8h."

Et ce matin, j'ai 30 ans.
Pas que ça me chagrine, ni que ça m'impressionne. Au fond ça me rassure un peu.
Je vais pouvoir enfin justifier mon attitude sédentaire et égoïste par les bientôt classiques:
"Oui mais je suis vieux, j'ai le droit."
ou
"Tu verras passé trente ans, tu feras moins le.la malin.ne !"

Je vais commencer par satisfaire mon premier plaisir. Celui de partager les œuvres qui auront marqué mes 30 premières années. Celles que je retiens. Une de chaque. Les évidences des évidences.
Sans justification aucune. Simplement en retirer le principal. La base.

Commençons par l’œuvre musicale anglophone.
Sans débat, Rory Gallagher, l'ensemble de sa carrière pouvant être résumée par cet extrait scénique:



Continuons par l’œuvre musicale francophone.
Le texte d'Aragon mis en musique par la Tordue, groupe rare mais indispensable. "La rose et le réséda":



Maintenant, l’œuvre littéraire francophone.
Ne vous étonnez pas.



Aux antipodes, voici l’œuvre vidéoludique :


Ahhhhh Toussaint, ses champs, ses vignes, ses donzelles, ses parties de Gwent et ses vampires schizophrènes...


Le plus dur à déterminer, l’œuvre cinématographique:
"Le Retour", film russe d'Andrei Zviaguintsev, s'est imposé petit à petit dans mon inconscient comme étant le film qui m'a "rendu cinéphile".


Ne regardez aucune bande annonce, elles divulgachent l'ensemble du film. J'ai le dvd s'il faut.

J'ai cherché, en vain, l’œuvre de spectacle vivant que je retiendrai.
Le problème du spectacle vivant, c'est qu'il est unique. Et cette expérience ne pourra jamais être reproduite. Cependant, je dois avouer que je garde gravé dans ma mémoire les constructions de Royal de Luxe, les fantaisies du Footsbarn et la gouaille des Jolie Môme.

Quant à l’œuvre picturale, rien ni personne ne m'a autant étonné puis ému que Turner. Son célèbre et fantastique Rain, Steam and Speed - The Great Western Railway.




Ce n'est que face au tableau que l'on arrive à sentir le mouvement puis à entrer dans l'ambiance et enfin distinguer chaque élément.



Il y a tant et tant d’œuvres artistiques que j'apprécie, que je conseille, mais peu ont su changer ma vision du monde aussi radicalement que celles ci.
J'élude volontairement le pan "militant" de ma culture personnelle, car il s'agit pour moi d'une évolution parallèle ouvrant l'intellect à autre chose que la simple sensation, qu'à l'émotion. Je n'arrive pas à entremêler émotion et politique, qui sont pour moi deux élaborations culturelles de l'individu, qui si elles évoluent simultanément, ne construisent pas les mêmes rapports au monde. Pour moi, j'entends.

(oui, Prévert, Aragon, Jolie Môme, l'influence reste majeure...;) )

jeudi 12 avril 2018

Quid de rouler chargé ?


Si j'ai ici beaucoup parlé du matériel que je transporte en rando, j'ai assez peu développé la manière de charger le vélo.
Il va sans dire que tout ce que je vais raconter ne sont que des anecdotes d'expériences personnelles et non une évaluation scientifique et raisonnable des meilleures manières de charger un vélo.

Pour ma première rando en 2013, sans expérience, j'ai utilisé le schéma le plus commun, le plus facile d'accès et le moins onéreux.

Sacoche de cintre Topeak et porte bagage arrière, accueillant une paire de sacoches Ortlieb City.


Tout le matériel de camping, de couchage et les habits sont à l'arrière, l'administratif est dans la sacoche de cintre.
On peut remarquer le matelas mousse inutile et la tente Quechua trop lourde (2kg9).
Les sacoches City sont, à moins avis, un mauvais modèle de chez Ortlieb. Elles n'ont pas de sangles de compression, donc pas de sangle de transport. De plus le volume de chargement n'est pas modulable, on doit impérativement clipser les attaches sur les flancs. Bref je les ai revendues peu après pour le modèle classique.
Le sac Topeak est pas mal, bien qu'il s'affaisse et que le système d'accroche soit obsolète et propriétaire.

En terme de comportement c'est une catastrophe. Tout le poids est à l'arrière. Le cadre plie sous la charge et la relance est d'une mollesse insupportable. La direction, allégée, est ultra fébrile, complètement instable. En descente le vélo est dangereux car il godille pour un rien.

(pour info le vélo est en 46/36 et 11/28, pas évident dans les montées non plus)


En 2016 je tente une nouvelle expérience, avec un chargement étudié pendant 2 années de vélotaf. J'ai entre temps abandonné le chargement arrière en vélotaf trouvant le chargement avant plus simple et agréable.


Chargé à l'avant le vélo est plus stable, plus facile à la relance et surtout il garde son inertie. Étonnamment avec l'habitude la direction n'est pas dure à manœuvrer. Elle est certes plus lourde mais la compensation se fait correctement.
Je place donc le poids dans les sacoches Front Roller et encore un peu dans la sacoche de selle KTM.
Le sac porteur ILE reçoit le volume comme la popote ou les liquettes. Dans le sac de cadre, il y a une poche à eau de 2litres et la bouffe.

(pour info le vélo est en 38 et 11/36, certaines montées ne passent pas)

Puis je me mets au VTT en 2017 et je l'utilise pour traverser la France sur GR. Il faut alors complètement équilibrer le vélo.

Je perds énormément en volume avec les "porte tout" au niveau de la fourche et le harnais. Mais je fourre tout dans des sac étanches. C'est moins pratique, mais dans le pentu rien ne ballotte et le poids est au bon endroit, tente et vêtements de confort (je n'ai jamais ouvert le sac de gauche, contenant un sous pull, un pull et un maillot de bain)
Les sacs de cadre et de potence permettent de stocker le tout venant et l'électronique autre part que sur la direction. Le harnais contient le duvet et le matelas. Dans la sacoche de selle il y a la popote et des fringues.
Je suis extrêmement satisfait de cette solution. Elle est pour moi la meilleur et la plus rationnelle.

(pour info le vélo est en 32 et 11/42, il passe partout) 

Entre temps j'ai acheté un nouveau harnais plus stable pour cet été.
Mon couchage pèse désormais moins de 3kg: tente, matelas et duvet. Il ne prend non plus pas trop de place.

Je tente alors un Cosne - Lyon avec mon vélo dit "de rando" en utilisant sensiblement le même chargement, ou plutôt un mix.


La sacoche de selle contient la toile de tente, le matelas et l'imper. Le reste est dans le sac ILE.
Même si le chargement reste faible pour de l'autonomie totale, le poids est trop haut et le vélo n'est pas le plus stable.
J'aurais du reprendre mes sacoches vertes pour faire descendre le poids et gagner (un peu) en volume.
Mais c'est une solution tout à fait viable, j'ai parcouru quelques bornes de Gravel Bourbonnais sans encombres.

(pour info le vélo est en 32 et 11/42, le groupe du VTT qui lui est passé en 11v)


Je garde surtout à l'esprit que le vélo, en général, est plus "vif" (toutes proportions gardées) chargé devant que derrière. Notamment au niveau de la relance et de la conservation de vitesse.
Le poids devant ne m'a jamais gêné en chemins, alors que je me suis déjà fait peur avec une direction trop souple.
L'idéal reste bien sur l'équilibrage et la répartition du poids.
Aujourd'hui nous avons accès à une si large panel de matos "bikepacking" qu'il est difficile de ne pas en profiter. Ce n'est pas une mode, c'est un réel avantage de pouvoir multiplier les points de rangement.
Je ne suis pas anti sacoches, surtout en balade vacances, mais pour qui cherche à faire autre chose que du bord de canal ou de la véloroute, il est obligatoire de s'y intéresser.
A partir du moment où on cherche à optimiser le poids porté, il faut savoir le répartir.
En revanche, je n'irai jamais râler sur quelqu'un ayant choisi tel ou tel type de rangement, car chacun fait selon sa convenance. Trimballer ses 4 sacoches, ajouter une remorque, scotcher son bivy au cintre, on s'en fout. Mais en connaissance de cause, on ne peut faire autrement que perpétuellement tenter d'optimiser.


pour un avis un peu plus approfondi et un peu plus en anglais : https://www.cyclingabout.com/best-carry-load-bicycle-touring-front-rear-panniers/

jeudi 5 avril 2018

Sois prêt joueur numéro 1.

*Attention, cet article contient des traces de divulgachage !*

Je n'ai pas lu le livre.
Je n'ai pas lu les critiques.
Je n'ai pas écouté mes amis.

Je suis allé voir Ready Player One en ayant en tête un film sur le jeu vidéo, réalisé par celui qui représente la quintessence du cinéma américain, sans en connaitre ni du synopsis, ni de rien du tout. Et c'était difficile d'arriver jusque là avec ce niveau de pureté.

J'avais des attentes. D'abord parce que jeu vidéo et cinéma ne font pas bon ménage, ensuite parce que, merde, Spielberg. C'est pas le dernier des pingouins, quand on dit "réalisateur de cinéma" au quidam, il répond "Spielberg".
Les adaptations de jeux vidéo, on en a souffert. Max Payne, Hitman, Tomb Raider, WOW, Street Fighter et même, oui, Mario. Certes, il ne s'agit pas de Limbo, Baldur's Gate, Monkey Island ou bien Undertale, donc pas évidente de faire dans le délicat voire subtil. Mais quand même, quelle chierie. Tant d'énergie pour tant de navets, c'était désolant.
Et puis nous avons eu les films sur le jeu vidéo. Directement ou indirectement. Je n'en retiendrai que ce film qui a su capter l'essence du plaisir vidéo ludique, en passant comme ses collègues par le triple A. : Edge of Tomorrow.
Sans en être il nous faisait vivre le jeu vidéo, avec ses enjeux, ses mécaniques et ses défauts. Pourtant à aucun moment il ne nous crie au visage " I COEUR VIDEO GAMES AND 80's POP CULTURE !!!"

Cette déclaration d'amour à la pop culture américaine des années 80 et 90 est le premier écueil visible dans lequel se vautre et se répand RPO. Plutôt que d'entamer une approche subtile, par une allusion ludique ou une mise en scène référencée, RPO nous projette son dégueulis visuel et sonore de références plus ou moins directes aux produits culturels américains de consommation de masse des 80's à nos jours.
Et ceci sans détours, sans compromis, sans laisser au spectateur le temps de réfléchir et de réveiller en lui l'allusion et la surprise. Il n'y a aucune satisfaction à reconnaitre telle ou telle référence, puisqu'elle est évidente et non induite, ni même recherchée. Certes le film doit regorger d'allusions cachées, mais l'absence de réflexion nécessitée pour ingurgiter les premières et le manque de temps disponible pour les assimiler éclipsent les secondes. On a pas le temps de fouiller, de se laisser corrompre pour se faire flatter.
J'ai eu l'impression que l'on me servait une soupe à base de fan service et de placements produits digérée, sans faire appel à mon intelligence ou à mon expérience culturelle.
Oui, j'ai franchement eu le sentiment d'être pris pour un con.
C'est peut être prétentieux, mais ce nivellement vers le bas n'incite pas à s'ouvrir à l'intrigue, enveloppée dans sa fourrure brillante de milles smileys kikoo trop geek.

Ah si, j'ai souri car j'ai reconnu la formule magique de l'orbe, entendue dans un film que j'ai vu pour la première fois il y a quelques semaines.
Un film de...1981. 

Passées les références, on pourrait s'attendre à ce que le film s'enroule autour d'un gameplay, celui du jeune homme se transposant dans une réalité virtuelle par le biais d'une installation et d'un avatar, le faisant voyager parmi plusieurs modes de jeux, ceux qui ont fait le jeu vidéo et qui continueront d'en structurer le plaisir de jouer, par la variation des possibles.
Mais aucune variante ne vient troubler le cadre imposé, celui d'un gigantesque MMO où chaque individu évolue parmi une réalité parallèle de type AAA vanilla, sans autre but que celui de se divertir d'une réalité réelle vécue dans un monde dystopique.
Et on ne peut pas franchement dire que cela constitue la frange la plus réussie de l'univers des jeux vidéo. Elle est actuellement la moins variée, la plus décriées et la plus commerciale. Ne resterait alors t-il qu'elle en 2040 ? ce n'est pas si loin pourtant.
Donc Spielberg n'a pas choisi la VR par hasard. Il l'a mis en place pour répondre au besoin scénaristique, la course continue entre les deux mondes parallèles et pour attaquer cette seconde réalité. Si c'est le cas dans le livre (je ne sais pas je ne l'ai pas lu), il s'agit alors d'une vision de l'avenir du jeu vidéo bien morose et étriquée, alors qu'il semble actuellement prêt pour devenir le loisir principal des générations futures.
Dans ce monde parallèle, le héros choisit de partir à la recherche de l'Easter Egg dissimulé par le créateur. Quête résolue en 2 coups de cuillère à pot, par les fulgurances du héros, dont le cerveau ne semble pas si ramollit par tant de vidéoludisme. C'est dommage, baser le film sur cette quête aurait été intéressant.
Mais non, Spielberg préfère explorer les 15 pistes que lui offrent l’œuvre littéraire de base. Pour contenter tout le monde ? Non, c'est bien trop, TOO MUCH comme ils disent. On a alors le droit à une intrusion dans l'Hotel Overlook de The Shining. A une romance rapide entre deux individus potentiellement moches et introvertis mais en fait non ils sont beaux et courageux. A une lutte des "gamers" contre la corporation méchante qui veut le pouvoir. ET SURTOUT à la prise de conscience que ce monde virtuel n'est pas suffisant, qu'il faut vivre la vie réelle.

STOP

Tu choisis un sujet, et tu le développes. Tu fourres pas tout en dedans avec un joli paquet cadeau "geek".

En vérité, après avoir présenté et fait vivre un peu l'avatar du héros dans son monde virtuel, la mise en scène opère un retour au réel où le jeune homme interagit avec ses semblables, pour des raisons qui, elles aussi, auraient mérité un film (il se rend compte qu'au delà des avatars il y a des gens et que sa famille est détruite par la société dans laquelle ils vivent).
Ici j'ai décroché. Mon cerveau a dit stop, j'ai moi aussi posé mon masque et j'ai commencé à m'ennuyer, ne voyant que du brassage d'air inutile et du dollar qui brule.

Je pourrais encore écrire sur le propos final, qui est niais, navrant et indigne d'un travail de quelqu'un qui est censé aimer le jeu vidéo. Mais il est tellement mal servi par le reste qu'il résonne encore dans la vacuité du film.
Je suis triste au final, d'avoir assisté à un film que ma collègue m'a conseillé en me disant "va le voir, toi qui aime le jeu vidéo". Cela veut dire qu'encore, pour elle et pour tout les gens qui ne connaissent pas grand chose au jeu vidéo, cette foire à tout leur aura délivré le même message grotesque qu'on nous sert depuis 30 piges.

samedi 31 mars 2018

Ma sympathie pour le démon.

Depuis quelques temps vous devez vous dire:
" Mais bon sang, cet homme ne peut pas rouler un Specialized Awol, c'est impossible. Ou bien il n'a plus de conscience de classe."

En effet, j'ai souvent décrié la marque du diable et je la décrie toujours car sa présence est trop imposante. Elle a ruiné des vélocistes, transformé des bouclards en boutique Specialized, inondé le marché avec ses pubs agressives et son discours aguicheur. On ne compte plus les MAMILs équipés Spé de pied en cape, le tout recouvert d'une fine couche de Rapha surcoté et de Louison Bobet sans âme.

Mais oui. J'ai un cadre Spé.
Après avoir assigné le Fairdale au vélotaf et le Genesis au Gravel© pur chaussé de Compass, je n'avais plus de vélo de randonnée. J'ai donc cherché un cadre en 56 polyvalent, acceptant du gros pneu et ayant une géométrie confortable. La version 2016 du Vagabond étant introuvable je me suis rabattu, non sans réticences, sur le cadre Awol vendu par l'ami Karibou.
Le recyclage n'est pas péché et il faut avouer que malgré tout, le matos Spé n'est pas mauvais. Il est juste trop cher et trop sale.


J'aurais pu, vont dire certains, me tourner vers de l'artisanal. Bien que la trentaine est pour bientôt, je n'ai ni les moyens ni les capacités de rouler un cadre inox soudé en France. Même si ça fait rêver et que la démarche est louable, je ne roule pas assez pour assumer un tel investissement.

J'ai donc débuté l'assemblage d'un énième Croix de Fer comme disent les copains.
Mais un Croix de Fer avec une position de papi et un bon dégagement.
Le but est d'obtenir une randonneuse moderne à moindre frais, en recyclant mes pièces tout en respectant mon cahier des charges.

Le poste de pilotage est celui de mon Fairdale, qui est désormais en cintre droit. C'est un cintre Salsa Cowbell 3 en 46, j'en ai deux et ils sont parfaits pour mon anatomie. Avec une potence Thomson en 90, je retrouve mes réglages.






Une paire de leviers Sram Apex en mono, matos fiable et éprouvé, dont le mécanisme double tap est idéal pour une pratique VTC.
La guido est une Cinelli Caleido qui est montée depuis 3 ans, qui ne bouge pas d'un poil et que mes mains nues apprécient.






Le pédalier est un Sram GX en 32 dents, associé à une cassette 11/40.
Vampirisé de mon VTT passé en 11v, j'ai déjà beaucoup roulé avec et il est très efficace. La plage de rapports permet d'appréhender toutes les situations et le 32/11 est suffisant pour rouler à 30 sur du plat.




Le dérailleur GX est très malléable. Il est simple à utiliser et bien solide. Couplé au levier Apex, les passages sont francs mais précis.
J'utilise une paire de pédales Raw en magnésium qui sont légères, stables et confortables en plus d'être faciles à entretenir.
En étriers de freins je reste sur des TRP Spyre, bien meilleurs que des BB7 et moins compliqués que des hybrides.
Le groupe a pour avantages d'être ultra compatible, simple d'utilisation et de réglages, peu couteux, durable et pas trop lourd.

Pour les roues je me suis tourné vers mon pote Bobousse. J'ai commandé les pièces sur Bike24, envoyées chez lui. Il me les a renvoyées rayonnées et prêtes à rouler !



C'est lui qui m'a conseillé DT Swiss, il trouve le rapport qualité/prix avantageux et le matos fiable.
Les jantes XR331 sont très légères mais je ne compte pas rouler avec 20kg de bagages.
Moyeu SPD8 à l'avant, DT350 à l'arrière. J'ai déjà un SP, il fonctionne à merveille chaque jour depuis 2 ans et demi.
Les pneus sont les Sawtooth 42 de Spé. Je les adore, ils sont gros, roulants et robustes. Parfaits pour le Gravel© façon VTC engagé sec. Montés en tubeless c'est un bonheur !

Le porte bagage est le Pizza rack de Spé. Il accueillera mon sac ILE et mes sacoches Ortlieb Front classiques.
Ma selle est une Fabric en 142, comme d'habitude, le modèle Lite Line, évasé pour plus de circulation sanguine.


Pour l'instant, il a fait quelques bornes mais rien de notable. Assez cependant pour constater que le montage est bon, bien adapté et que ce vélo risque de m'accompagner dans mes sorties mixtes, les randos sur véloroutes et les balades en couple.
Je ne regrette pas ce pacte avec le diable. Si seulement il me rendait meilleur cycliste...







mercredi 28 mars 2018

5/10, en cours d'acquisition

*Attention* 

Ceci n'est pas un publireportage, j'ai réellement passé du temps à essayer des pompes, à les choisir et à les porter. Personne ne m'a rien donné et je n'ai pas de copain vendeur à "contenter" (sauf un mais il s'en fout;).




Depuis 5 ans je suis sensible des TFL, ces tendons que tu te flingues en faisant du sport si tu as comme moi une constitution de babtou fragile génétiquement victimaire.
On appelle ça le syndrome de l'essuie glace.
En gros, une tendinite au genou qui fait que je ne peux ni forcer à vélo, ni descendre à pied ou marcher/courir trop longtemps.

J'ai donc viré mes Vans trop fines et mes Nikes trop molles.
J'ai changé ma paire de Aigle de 2005 pour des Merrel toutes neuves et...

J'ai acheté la plupart des modèles sans cales de chez Five Ten en 42,5...



Des Freerider pour le VTT, des Spitfire pour la ville, des Dirt pour l'école. Si les noms sont tout pourris, j'ai carrément trouvé mes chaussons.

Après une mauvaise expérience à pousser mon vélo dans des pierriers, j'ai abandonné la cale auto pour la rando chargé. J'utilise désormais mes Freerider.
Elles ont le bon gout d'être à la fois rigides et confortables. Elles ne sont pas très lourdes et supportent un pied dans la flaque.
J'ai pas d'ambition de performance donc une bonne paire de pompes plates suffisent à mon allure. J'ai roulé quelques milliers de kilomètres avec, sans jamais ressentir le besoin de mettre des cales.
Sur chemin, route en sortie quotidienne, je garde ma paire de Mavic sur Eggbeater.

Suis je devenu suiveur ? Je ne crois pas. Comme les selles de vélo, il est rare de trouver la bonne chaussure, surtout quand comme moi, on taille 43 à gauche et 42,5 à droite... Sur trois modèles différents, je ressens un grand confort. Et pourtant j'ai des pieds trop fins, trop arqués, avec les orteils trop recourbés...


Les Dirt sont parfaites pour l'école. Même si elles sont en cuir d'animal mort.


 Les Spitfire ont une gueule de pompe de skate mais sont moins molles et plus fines qu'une Nike Air Mogan.


 Les Access sont parfaites pour aller avec mes joggings. J'espère pouvoir les utiliser avec mon groupe de marche active le mercredi après midi.


Les Urban sont des vrais petits chaussons qui seront parfaits cet été dans le Vimeu.

J'attends de trouver une paire de Guide basse à ma taille pour les voyages en train.
Parmi ces chaussures, seules les 3 premières sont spécifiées vélo et seules les Freerider sont réellement rigides au point de suppléer à des pompes auto.

Ah, j'ai retrouvé l'équivalent de "fanboy" en français. C'est "inconditionnel".

mercredi 3 janvier 2018

Roulage par dessus (hutch overide)



 J'ai commencé, cette année en septembre, par vélotaffer en utilisant mes WTB Nano en 40mm.


De bons pneus bien roulants malgré les crampons. Super efficaces sur chemins, ils s'avèrent forcément moins pratiques sur bitume.
J'ai donc choisi par les remplacer par des Hutchinson Overide en 38x700c. Sortis en avril 2017, avec un profil bien roulant, cramponnés façon diamanté, souples, compatibles sans chambre à air. Au tarif imbattable de 55euros la paire avec un flacon de pipoutre.

Je les ai montés en novembre, avec chambres, pour les tester sur mon parcours. Moitié urbain, moitié chemin, itinéraire idéal pour valider un train pneumatique "vélotaf", 30 km par jour.
Au déballage on trouve un pneu très souple, léger et visiblement fin, sans construction anti crevaison. La bande de roulement inspire cependant plus confiance que des Panaracer Gravelking ou des Compass car elle est plus épaisse, la gomme semble très tendre. Un montage aisé et un gonflage nickel, on sent que ça va filer.

Premier roulage, le confort est là. Sur le bitume je suis en confiance, le pneu accroche mais il roule bien aisément. J'ai gonflé à 2.5 bar, comme d'habitude. Arrive le chemin et je suis très surpris car je pensais qu'il se défilerait un peu sous le terrain plutôt très gravillonneux et que les angles seraient évasifs. Mais pas du tout, rien ne change comparé aux Nanos. Je suis content de retrouver des bonnes sensations sur bitume, je sens qu'ils vont me plaire

Premières pluies, rien à dire, rien ne change, ils tiennent la route.
Première épilation, ah, ça pique. La gomme tendre reçoit facilement les silex et les bouts de verre. Pas de crevaison mais un pneu arrière façon fakir.

Au bout de 1000 bornes, le pneu avant est en très bon état, malgré de nombreuses coupures.




 En revanche, la bande de roulement du pneu arrière a perdu ses diam's et elle est truffée de micro coupures. Celles qui sont visibles sur la photo, sont assez grosses et sont plutôt dangereuses car elles ont tendance à aspirer les silex sous la pluie...
Heureusement, pas d'épines sur mon trajet. Je pense qu'étant en chambres, elles seraient fatales...


En bref, c'est un bon pneu pour ce prix. Un pneu de VTC peu onéreux qui a l'avantage d'être bien roulant, léger et efficace sur chemins et route, un pneu polyvalent.
Je reste réservé quant à son utilisation en vélotaf. Je les garde montés mais je doute qu'ils terminent cette année scolaire. Et même s'ils sont bien plus confortables, ils ne dureront pas les 2 années d'un Continental Contact 2.


Edition début Avril 2018: 

Depuis le mois de Novembre, ces pneus auront parcouru 2200 kilomètres et crevé 2 fois.
Une crevaison lente inconnue et un pincement bien gras un matin de brouillard. L'avant va bien mais l'arrière commence à tirer la tronche.
Je suis toujours aussi satisfait de sa tenue de route, sur chemin, sur bitume, ou sur route humide.
J'ai désormais testé beauuuucoup de pneus "GraveUUL" et le Hutchinson Overide en 38 reste le pneu polyvalent le plus efficace que j'ai essayé. Contrairement à ce que je disais plus haut, je pense qu'ils dureront jusqu'à juillet, même au delà. A moins d'une série de crevaisons inopinée.

Son rapport qualité/prix, 60 euros avec du préventif, en font le pneu du meilleur compromis.
- Très bon sur la route si l'on a pas de prétention à la perf de ouf.
- Idéal sur chemin si le temps est sec. Il garde un confort raisonnable, une souplesse que n'accordent pas des pneus plus résistants sans toutefois atteindre la qualité d'un Compass.
- Son volume de 38 millimètres est un minimum, à mon avis, pour équiper un vélo acier légèrement chargé, de type vélotaf ou randonneuse moderne.

Il n'a pas de concurrent directe, à ce prix et de cette qualité. Les autres sont soit trop fragiles, trop cramponnés ou trop rigides.
Donc je dis oui, équipez de ce pneu votre VTC, il vous en remerciera.

(Pour plus de crampons: WTB Nano en 40 et tringles souples. Pour plus de volume: Spé Sawtooth. Pour plus de luxe: Compass Barlow Pass)
Je compte essayer désormais les WTB Riddler et les Marathon Supreme.